Société des Artistes Orléanais
Artistes du Temps.

Comptant parmi les plus anciennes associations artistiques de la région, la société des artistes orléanais a déjà réuni plus de 2000 artistes. Certains connaissent ou ont connu une renommée nationale ou internationale. Fidèle à sa mission, la Société des Artistes Orléanais veut d’abord proposer un espace aux artistes de notre temps. Acteur incontournable de la vie artistique orléanaise, elle organise chaque année diverses manifestations, en particulier un salon annuel qui permet à plus de 100 artistes issus de toute la région centre de présenter leurs œuvres les plus récentes.

« Par ses projets la société des artistes orléanais confirme sa vocation de rencontres et d’échanges artistiques entre sa région et ses artistes »

 

Siège : 24, rue Vandebergue de Villiers – 45100 Orléans

contact@artistes-orleanais.com

www.artistes-orleanais.com

 

Jean-Pierre Gendra

Jean-Pierre Gendra dresse ses bronzes, au sens propre du mot : il rend le mot « statue » à son étymologie, et la statuaire à son élan essentiel, pur surgissement. Verticalité puissamment étayée ou conquise à la faveur d’une énergique cambrure, cet essor n’est cependant jamais donné d’emblée, il paraît presque toujours comme la résultante de combinaisons complexes : Gendra semble apprivoiser l’équilibre, et l’entretenir au sein même de l’immobilité, comme s’il y était perpétuellement menacé. C’est que son œuvre se nourrit d’ambiguïtés, ou plutôt d’ambivalences, car il n’y a là aucune indécision ni volonté d’égarer, aucun sous-entendu trompeur, mais jeu délibéré sur les possibles interprétations : un peu comme ces problèmes auxquels l’esprit s’enchante de découvrir plusieurs solutions.

Gendra oscille ainsi entre abstraction et figuration, et même si cette dernière l’emporte le plus souvent, un changement de perspective, une variation dans l’angle d’approche la fait disparaître au profit d’une forme moins immédiatement signifiante.

Il choisit alternativement le plein et le délié, le souple et le rigide, le gracile et le massif, le lisse et le rugueux, parfois il les associe, pour les affronter ou les réconcilier, mais toujours au profit d’une courbe ascensionnelle, d’un effet d’emportement, d’une ferveur contenue.

À travers ces structures si travaillées, peut-être le sculpteur cherche-t-il sa propre assiette : mais c’est à notre propre désir d’équilibre qu’il ouvre la voie, en nous rappelant que fragilité et contradictions ne font en rien obstacle, bien au contraire, à la construction d’une harmonie interne.

Alain Le Gallo

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